N°458 10 juillet 2014
Fluide Glacial  C
Couv. : Arthur de Pins | 84 pages | 4,90€
10 juillet 2014
C'est déjà juillet, les copains
Appelons-la, je sais pas trop, Cindy, tiens. J'en ai connu une en 92.
L'espèce de céphalopode qui n'a pas trop de ses huit bras pour susurrer (eurk) l'avenir proche à l'oreille de cette jeune demoiselle (Cindy, on avait dit) ouïe de tout son long est sans doute Paul qu'on avait perdu de vue il y a quatre ans. Ben le voilà, il est à la plage.
Appelons cette scène Paul à la plage. Ça marche bien.
Bonne lecture.
Avec ce mois-ci dedans→ Plonk & Replonk, Lindingre, Pix, Witko, Derec, Devig, Camille, Vincent Lefebvre, Felder, Cizo, Lefred-Thouron, James, Fabcaro, Bengrrr, Gérard Devié, Pourquié, Besseron, Bénédicte Vidal, Terreur Graphique, JC Menu, M. Le Chien, Lolmède, Pochep, Houssin, Bernstein, Casoar, Soulcié, Raynal, Félix Moureau, Fioretto, Haudiquet, Ostermann, Planchon, Bouilhac, Zanello, Philippe Quesnot, Klub, Mikles, Dylan Pelot, Malher, Thiriet, Julien/cdm, Salch, Piotr, Lénaïc Vilain, Libon, Mo/cdm, Pluttark, Duveau


Fluide Glacial Mensuel N°459
Fluide Glacial Mensuel N°457

l'Édito
De l'enjeu des nouvelles technologies
par Yan Lindingre
de communication à la croisée des champs périphériques de l'entertainment et de l'holiday (dans le cadre des rapports B to C, évidemment). Prenez mon cas, par exemple. Je suis amené à traveler assez souvent. Disons, pour être précis, à une cadence de one trip/year. Toujours en été, toujours en july, toujours en family, toujours à la Costa Porca, et toujours en tongues. Et c'est justement de tongues que je souhaiterais vous speaker today. Moi, ma mother tongue, c'est le french. Mais quand je go à l'étranger, je parle toujours l'étranger. C'est la moindre politness, is not it ? Sur la Costa Porca, mon étranger est un étranger très manuel, comme la plupart des Espagnols. Usuellement, sitôt quitté l'aréoporc de Santa Cerda (la capitale régionale de la Costa Porca), je pénètre dans un bar et avise le garzón afin de lui passer commande.
1 - J'opère à l'ordonnancement de mes doigts de la main droite de manière à obtenir le signe "super", poing fermé, mais pouce levé que je fais mine de diriger par petits à-coups successifs à ma bouche entrouverte.
2 - Je mime d'un geste ferme l'acte de tirer sur la manette à jackpot. 3 - Je m'auto-enlace dans mes propres bras en grelottant.
4 - Je réalise un salto arrière. Je viens ainsi d'exprimer de manière univoque en L.I.S.M.D (le langage international des sourds et mal-désaltérés) le message suivant : "Je veux une bière pression bien fraîche, et que ça saute" ! Pour les cacahuètes, c'est une autre paire de manchas. Vas-y, toi, faire des cacahuètes avec tes doigts ! C'est là qu'il faut avoir recours à l'étranger. Vous dites donc ce que vous avez à dire en français, mais en changeant ou en rajoutant un petit quelque chose de telle manière qu'à l'arrivée ça ne soye plus du français. "Cacahuète" devient ainsi : "Cacahuètas", "Cacahetto" voire "Pipihuète". Ne vous privez pas de soumettre les trois propositions à votre interlocuteur.
Car même si "cacahuète" se dit "maní" en espagnol, "arachide" en italien ou encore "amendoim" en portugais, le personnel autochtone, en général habitué à la clientèle touristique française très fervente des volapüks exotiques improvisés séance tenante, fera aisément le recoupement sémiologique de par la proximité phonétique de votre proposition linguistique avec l'objet de votre requête. Voilà donc votre serveur qui s'exécute : Pan ! une balle dans la tête ! Mais nan, j'plaisante. Je veux dire par là qu'il part s'enquérir de votre binouse et de vos cahuètes. J'en reviens donc à l'objet de cet édito : La nouveauté par rapport à avant d'autrefois, c'est que maintenant d'à présent, je dégaine mon smartphone, je lance l'app "traduction". Le temps que l'indigène radine ses savates avec ma cerveza caña fría, puisque c'est ainsi qu'on la nomme ici, je concocte en un tour de doigt une petite phrase de remerciement digne du Señor Jacques Vabre, façon : "T'as vu, Bamboula, le temps que t'ailles tirer un demi, j'ai appris une nouvelle langue".
Il dépose le godet et les amandes sur la table (ça, c'est juste parce que je ne veux pas réécrire encore une fois "cacahuètes"). Et là, je fais mon gros mystérieux, un oeil sur le smartphone discrètement planqué sur mes genoux, un autre oeil dans ses yeux et je me lance d'un air détaché en levant mon verre : "Será buena esta cerveza. Muchas gracias a mi joven amigo. Salud y larga vida al rey !" Me voilà poli et glotte à la fois !!! Et là l'autre, il tourne les claquettes d'espingouin et retourne essuyer sa vaisselle derrière son puta de comptoir.
Sur le ciel de bar, un petit panneau : Aquí parlem català*

*ici on parle catalan
Chef de la rédaction de Fluide Glacial

Quelques pieces of extraits
 Quelques images qui bougent du bouclage du 5 juin 2014
 Vidéos de bouclage : totodernoncourt
 Quelques photos du bouclage du 5 juin 2014
 Photos de bouclage : totodernoncourt