Fabriquer un magazine d’un demi-mètre de haut ne s’est pas fait sans quelques bons coups de rame. Aucun imprimeur ne voulait prendre le risque : trop grand, trop lourd… et impayable. Nous avons dû nous résoudre à imprimer en Asie, ce qui n’est pas très développement durable, je le sais, mais c’était ça ou ne pas le faire. Mais le plus gros arrachage de cheveux, c’était pour les 25 000 abonnés, qui guettent le facteur, la lèvre tremblante et la larme à l’oeil, tous les mois. Impossible à plier en deux, sous peine d’exploser la reliure. Impossible de le rentrer dans les machines à affranchissement (oui, un scoop : je ne colle pas moi-même les 25 000 timbres tous les mois - j’ai de jeunes pucelles d’Europe de l’Est pour faire ça !). Et, surtout, impossible à rentrer dans vos @#€$*§ de boîtes aux lettres, puisque vous n’êtes qu’UN SUR MILLE a avoir une boîte normalisée, bande d’antinormalisés, c’est-à-dire assez grande pour accueillir le FLUIDE 400. En plus ça voulait dire des détériorations, des vols, etc. On a renoncé, la mort dans l’âme : les abonnés iront l’acheter en kiosque, mais en échange on leur filera deux numéros gratuits en plus.

Le numéro 400 a également fait une victime : un dessinateur avait promis de faire une BD de 400 cases. Il est devenu fou, a renoncé et, aux dernières nouvelles, a changé de métier pour se lancer dans la tisane calmante. Moins dangereux.