Bouclages
ON NOUS A PARLÉ,
des détails concernant le rachat par Gallimard, non, c’est d’ailleurs public.
Mais c’était l’occasion de faire une photo de groupe, c’est assez rare.
Bises !
Bouclages, Fluide Glacial, Indispensables
Je vous en dis et fais voir plus bientôt…
Ah oui, ça pique un peu les yeux. Et encore, vous n’avez pas le son…
Chez les auteurs, Indispensables, Pube, Rendez-vous
JE REMETS ÇA AVEC LES EXTRAITS :
CORBIER : VOUS ÊTIEZ DANS DOROTHÉE ?
(Extrait du prologue)
Nous étions chez les Léandri.
Vieille famille corse émigrée dans la région parisienne, suite à de douloureux revers de fortune consécutifs à d’hasardeux placements financiers dans une chaîne de restaurants à paillotes de bord de plage… D’aucuns prétendent qu’ils furent aussi un peu poussés à quitter, pour ne pas dire fuir, l’ancestral terreau, suite aux révélations d’un magazine mensuel qui aurait titré sur le comportement sexuel de la famille avec un banc d’huîtres. L’amitié passe au-dessus de ces banalités. De plus, comme il se trouve que je suis propriétaire d’une somptueuse villa de seize mètres carrés dans le Cap – dans lesquels mon épouse est parvenue à caser, non sans difficultés : l’entrée, la cuisine, la salle à manger, le salon d’été, le salon d’hiver, le bar, un fumoir, six chambres, quatre salles de bains et deux WC – on comprendra que je ne désire pas en dire plus. Ces peuples-là ont le sang chaud, l’âme fière et la rancune explosive…
Pour faire bref, je dirais que nous étions chez les Léandri, nos excellents amis, lorsque la pendule claironna les douze coups qui vous font passer de Tannée dernière à l’année prochaine en l’espace d’un battement de cils.
J’entends d’ici les puristes relever qu’une pendule ne claironne pas mais qu’elle carillonne, ou qu’à la rigueur elle “coucoute” ! Eh bien messieurs, vous voici dans l’erreur ! Celle-ci joue bel et bien du clairon. D’ailleurs, à chaque heure du jour et de la nuit, sous le cadran, une lourde porte en chêne s’ouvre sur un hussard à moustaches, en uniforme de parade, avec brandebourgs et bonnet à poils ! Le soldat, chevauchant un magnifique percheron hongre, jaillit et sonne la charge. Puis il salue, et fait demi-tour. Les quarts et les demies sont plus modestement tenus par deux fifres en tenue de drap bleu et bandes molletières. Le niveau sonore de la sonnerie pourrait à lui seul expliquer la peine rencontrée par les propriétaires pour louer l’appartement contigu à celui des Léandri. À mon sens, l’odeur du cheval compte aussi pour beaucoup dans la difficulté à trouver de nouveaux locataires, car la pendule, sans être gigantesque, est tout de même suffisamment importante pour abriter l’animal, son cavalier et les deux fifres. Il ne serait, par ailleurs, pas inutile de penser à changer plus souvent la litière. Certains soirs d’été, notamment pendant la canicule, les effluves étaient particulièrement insoutenables dans leur deux-pièces sous le toit zingué. Je ne voudrais pas non plus m’étendre sur le raffut entretenu, derrière le cadran, par les collègues de chambrée du hussard et des deux fifres, mais enfin, si ces gens pouvaient mettre un bémol à leurs plaisanteries de caserne passé vingt-deux heures, nul ne saurait s’en plaindre. J’ai, par le passé, plusieurs fois proposé à nos chers Léandri de les débarrasser de cette encombrante pendule, allant jusqu’à leur suggérer d’en faire cadeau à quelques pauvres trop désargentés pour s’offrir un bracelet-montre. Chaque fois, ils m’ont fait comprendre qu’en Corse, les objets de famille sont destinés à rester dans la famille. La dernière fois que j’ai voulu en parler, leurs pupilles s’étant brusquement rétrécies, j’ai préféré changer de conversation. Ces peuples-là ont le sang chaud, l’âme fière et la rancune explosive…
LÉANDRI  : ON ENTERRE BIEN LES DINKY TOYS
Italie du sud – extérieur nuit.
Un orage, un gros, tournoyait autour du village, mais il ne pleuvait pas. Dans une chaleur délétère, des éclairs monstrueux flashaient sans arrêt les montagnes de coton noir, le tonnerre grondait, assourdi. Soir de repos ou désertion volontaire, on glandait, Alain et moi, au village des géhos, des cages à lapins réservées au personnel un peu à l’écart du centre mais voisin du night-club et de sa piscine nocturne, un truc comme ça. Le terrain très étendu de ce Club avait tant éloigné le night-club du restaurant du grill de la piscine des tennis de la plage, qu’un petit train à la con du genre ridicule qui depuis ont fait fureur dans tous les sites d’exception, un tracteur déguisé en loco tirant des wagonnets stupides pleins de touristes à cuisses roses, reliait entre eux pendant la journée les différents points du village. Le soir, on le garait près des bungalows des géhos. Or donc, nous devisions tous deux de religion ou de physique quantique, contemplant le light show céleste, écrasés par la chaleur, Alain assis sur un escalier de pierre, adossé à la rambarde en ciment, moi près de la chambre, je crois, assis peut-être sur le seuil de la porte. Soudain, on entend comme un sifflement. On lève la tête et je ne comprends pas ce qui se passe. Tous les arbres du jardin se tordent sur eux-mêmes, comme si une main invisible les essorait, qu’est-ce c’est que cette connerie ? Tandis que le sifflement devient hurlement, des fracas explosent tout autour, des vitres éclatent, des machins indistincts traversent le ciel. Quand mes yeux retombent sur Alain, j’ai un choc : il est horizontal. Pas couché, entendez bien, suspendu les pieds dans le vide à 90° de la verticale, les mains accrochées à sa rambarde, comme un drapeau, épouvanté, il hurle quelque chose, je comprends pas, les cloisons tremblent, le sol tremble, j’essaie de sortir pour ramper vers lui, un mur invisible m’en empêche, une gifle de petits cailloux me cingle, je tourne la tête, mes yeux tombent sur le petit train et surprennent un spectacle impossible : il se tord comme un serpent, agité de soubresauts, dans un vacarme d’apocalypse, je vois un de ses wagons se détacher, s’envoler tel un hélicoptère, et disparaître derrière les arbres convulsés. C’est à la seconde où la vraie peur, compacte et lourde, me tombe dessus, que tout s’arrête. Les arbres se redressent, Alain retombe sur ses pattes, et derrière lui, toute la rambarde de l’escalier en ciment, celle où il se retenait, s’effondre sur le sol dans un nuage de poussière. Un grand calme suit. On se regarde, interdits, suffoqués, quelqu’un crie, « Une tornade ! C’est une tornade ! ». Le premier réflexe d’Alain est de chasser la poussière de son pantalon blanc, puis on saute. Autour de nous, de la casse, mais pas de blessé, on court vers le centre du village qui doit être ravagé, du sang, des morts, des incendies. On contourne les branches arrachées, les tôles tordues, mais au bout de 50 mètres, plus rien. Plus un débris, plus un dégât, tout est normal, pas une fleur couchée. On traverse le bar tranquille et désert où quelques poivrots sirotent un whisky, et on déboule sur la piste de danse. Tout le monde est là , à regarder je ne sais quelle niaiserie, peut-être un spectacle folklorique puisque j’en étais pas. On saute sur le premier collègue : – Vous avez pas vu la tornade ? – Hein ? Quoi ? Quelle tornade ? Tous à écouter la musique, ils ont rien entendu. Sans le quartier des géhos ravagé, c’est tout juste s’ils nous auraient crus. Le wagon, on l’a retrouvé dans la piscine du night-club, à cent mètres de son parking. Comme les témoins directs étaient peu nombreux, nous eûmes notre petit succès les jours suivants, à raconter les détails d’un cataclysme si localisé qu’il en était presque privatif, surtout Alain transformé en étendard de supporter, ça, ça plaisait. Mais on avait comme dans l’idée qu’il l’avait échappé belle.
Avant-première, Fluide Glacial
Histoire, Indispensables
Tout ça plus ou moins dans l’ordre et en petits formats, j’ai pas mieux. Les couv. sont visibles là aussi, les 4èmes, ici (ainsi que là , là ). Bon dimaaaaaaaaanche (sous vos applaudissements) !
Chez les auteurs, Indispensables
La grosse cochonne et ses potes gros cochons by Lindingre (Yan) sur des planches grâce à la compagnie SWRIK
Copinage, De la bonne, Pube
L’ami JF CARITTE sort deux livres !!
Agadez (comme dirait l’autre) : http://www.dailymotion.com/videoxquag9
Infos lÃ
Pour Noël (pour la fête de) : LÃ
Renseignements et commandes : http://caritte.blogspot.com/
Bonus, Fluide Glacial, Indispensables
et BIENTÔT dans ton Fluide ami lecteur, camarade lectrice, bel actionnaire, pertinent critique et tous les autres !

Bonus, Fluide Glacial
Cold Cocasse (#2)
Merci de l'intérêt tout particulier que vous portez aux articles deComme promis je ne sais plus quand, voici les trois autres planches inédites du COLD COCASSE du camarade Coutelis…
Bien à vous.
Voir :Â COLD COCASSE (#1)
Copinage, Pube
Or, donc, ÉRIC DEUP n’est pas décédé. Il fait des trucs, il bouge encore. Notamment LÀ.
Pour ceusses qui ne connaissent pas ÉRIC DEUP la courte présentation du bonhomme établit que :
“Licencié en humour (et de Fluide), averti en insultes et dénigrement, Éric DEUP est donc par conséquent un humoriste compétent.”
L’ÉPISODE 1 de C DE L’AIR maintenant et ici.

Voilà , les copains, une bonne nouvelle gratos !
En passant, Rien de spécial
Bouclages, Fluide Glacial, Indispensables
Chez les auteurs, Indispensables
Concours
Momolemorbaque, qui fut capable d’aligner les 6 PROUT nécessaires au gain du dernier album recyclable, sans ogm, des Bidochon (le 21).
Bravo à lui (et merci Marketing qui promit !)

AAAAH C’EST PAS SUR FACEBOOK QUE TU GAGNERAS UN ALBUM !
En passant


































