La
Bible l'atteste : le couple et l'engueulade sont deux phénomènes
aussi anciens l'un que l'autre.
Aussi
toutes les engueulades obéissent à un ensemble de
règles subtiles et non-écrites forgé au fil
des siècles.
Par
exemple, lors d'une engueulade entre gens bien élevés,
la politesse veut que l'on refuse d'admettre, voire d'écouter,
les arguments de son contradicteur. Cette posture chevaleresque
est une façon de reconnaître la bravoure de son adversaire.
Ainsi, chaque protagoniste doit s'efforcer de beugler son soûl
dans son coin, sans écouter l'autre.
À
l'inverse, prêter une oreille attentive ou complaisante
aux arguments d'autrui constitue une offense. C'est même une
véritable humiliation, à l'instar d'un service à
la cuillère au milieu d'un match de tennis ou d'un petit
bécot en plein combat de boxe.
À
chaque engueulade, l'homme, n'est pas de mauvaise foi. Il est juste
empreint de respect et applique cette règle à la lettre
tel un croisé de la polémique. Si sa joute verbale
l'oppose à une femme, c'est sans misogynie aucune qu'il persiste
à nier l'évidence avec fair-play et la contredire
avec savoir vivre, en vrai samouraï du débat.
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