DYLAN PELOT
Les grands succès du
Cinéma introuvable
Quand on parle de cinéma de genre (science-fiction, aventure, horreur, western, etc.), on pense instantanément aux “blockbusters” hollywoodiens. Pourtant, dans l’ombre des grands studios américains, des illuminés réalisent des films à petits budgets, avec fougue et passion, tout aussi ambitieux, mais produits avec les moyens du bord et faits de bric et de broc. Ces films, et leurs auteurs, finissent généralement par tomber dans l’oubli. Depuis plus de dix ans, Dylan Pelot étudie et met en lumière ce cinéma dit “bis”.
Ce livre est le résultat de ses travaux, une incroyable plongée dans le monde du cinéma introuvable.
Les théories sur la selection naturelle chères à Darwin ne se cantonnent pas aux espèces vivantes. Ainsi en est-il pour les productions cinématographiques comme pour le règne animal. Des films, faute de conservation, tombent dans l’oubli et disparaissent comme les dinausaures, des négatifs, à l’instar du dodo, sont carrément détruits par des producteurs peu scrupuleux, d’autres oeuvres enfin, par leur bizarrerie, trop novatrices ou inadaptées, s’evanouissent naturellement comme la langouste des montagnes à carapace molle, dans les limbes de la création. Intrigué par ce cinéma disparu, j’ai passé de longues années à traquer, dénicher et rassembler les preuves d’existence de chefd’oeuvres perdus et de leurs créateurs oubliés. Epaulé dans mes pérégrinations par d’autres archéologues des cinémathèques, j’ai pu retrouver la trace de l’abominable homme pizza de Pompéï, mettre à jour les vestiges du Colosse du rhône, mouler l’empreinte de Godzimir, accoster l’île du Dr Morteau ou déméler l’intrigue du mystere de l’antichambre du vestibule. Le fruit de ces recherches, maintenant entre vos mains, est le chaînon manquant entre la dernière Hagiographie de François Truffaut et le catalogue des puces du cinéma d’argenteuil. Il deviendra, à n’en pas douter, une pièce indispensable de la bibliothèque.
Dylan Pelot