Un extrait du rough spectaculaire de Chauzy. Dans son histoire, Jean-Christophe est appelé par un groupe pour refaire leur logo. Groovy.

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Un extrait du rough spectaculaire de Chauzy. Dans son histoire, Jean-Christophe est appelé par un groupe pour refaire leur logo. Groovy.

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Vous connaissez tous Titine, sa grâce, son franc-parler et ses allocations de chômage. Les Belges, eux, ont plus de chance : ils adulent Titine à Charleroi, dont le deuxième tome vient de paraître, uniquement en Belgique (et encore, pas partout, on se fait jeter de la plupart des librairies !). Ce jeudi, Nihoul et Lindingre, les heureux papas de cette égérie glam, sont venus présenter leur nouvel ouvrage à la presse locale. La fête s’est prolongée jusque tard au rythme des Bifi-Jupiler (l’équivalent carolo de la Corona-tranche de citron).
La série fait assez scandale pour que l’administration communale (municipale si vous n’êtes pas d’ici) ait fait interdire l’affichage public de l’expo Titine qui se déroule pour l’instant à la Maison de la Presse, 15 rue Tumelaire à Charleroi. Horaires et contacts :
http://users.skynet.be/fb303508/agenda.html

Nihoul et Lindingre ont bravé le nuage de fumée au-dessus des terrils de Charleroi pour venir présenter leur album à la presse.
Si vous lisez ceci assez rapidement (je crois que le haut débit est prévu pour 2024 à Charleroi) sachez que les auteurs signeront Titine ce vendredi 23 avril de 16 à 18h à la librairie Huwart de Mont-sur-Marchienne et le samedi 24 avril de 15 à 18h au café La Quille à Charleroi. Et la vraie Titine sera là, nondidjosse !
Si votre trip dans la vie est de vous retrouver avec un sanglier, un ours et un renard aux fesses, rendez-vous à l’exposition rigolote qui a lieu à Nancy jusqu’au 24 avril.
Lindingre et Coutelis sont fans, la preuve.
Des anecdotes, toutes authentiquement authentiques, sur mes neuf années de pensionnat. Je m’y étais retrouvé parce que mon père ne voulait pas m’inscrire à l’école du village, qui était aux mains du maire communiste, lequel, disait-on à l’époque, mettait des tracts dans les cartables et bafouait quotidiennement la religion. Et donc mon père, grand catholique, a préféré m’envoyer en pension, dans la seule école chrétienne de la région. Disons que j’en ai bavé pendant neuf ans…
Yes, sir.
C’était un peu la conclusion d’une sorte d’autothérapie, le seul bouquin expiatoire de toute ma carrière. Je voulais me débarrasser de ces mauvais souvenirs tout en faisant rire les lecteurs de Fluide. Ça m’a permis de régler quelques casseroles. Je dois d’ailleurs avouer que le décès de mon père m’a permis de me libérer de ce poids: je ne suis pas certain que j’aurais osé raconter tout cela s’il avait encore été en vie à l’époque. Et, de manière générale, je ne suis pas certain qu’il aurait apprécié que je travaille dans des journaux comme Fluide Glacial. Il me destinait plutôt à la bonne presse catholique. C’est même lui qui prenait les rendez-vous à ma place avec les rédactions, c’est dire l’ascendant qu’il avait sur moi…
Cela étant, c’est difficile, quand on fait de l’humour, de dévoiler des histoires graves et personnelles. Je crois être arrivé à un bon mélange…
Mais je suis attaché à mon enfance, que je considère comme les années les plus importantes de ma vie. Par contre, j’ai détesté ce système répressif et hypocrite. J’étais entouré de gens frustrés (les religieux, les profs et même mon père) qui faisaient chier tout le monde. En étant pas toujours eux-mêmes tout blancs. Ça me rappelle l’histoire de ce politicien américain qui faisait campagne contre l’homosexualité, et qu’on a retrouvé, dans un motel, le pantalon sur les genoux et en bonne compagnie masculine. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
J’étais pas bien costaud, et donc j’étais le petit, le brimé. C’étaient les baraqués (souvent des redoublants) qui faisaient la loi. En plus, on se prenait tous les déchets des lycées parisiens, et c’était des gars qui avaient déjà pas mal vécu, par rapport à moi qui sortais d’un milieu bourgeois sans histoire. Ah ça, y avait pas que des lumières, hein ! Et le pire, c’est que je ne pouvais rien raconter à la maison. Puisque, par définition, l’école catholique était parfaite aux yeux de mon père et que rien de moche ne pouvait m’y arriver, selon lui.
Non, j’ai évacué la religion de ma vie. Il me reste un certain intérêt pour le mysticisme et l’exaltation, mais c’est tout. Mais il faut quand même que vous sachiez que le lavage de cerveau a plutôt bien fonctionné, puisque je me suis retrouvé au séminaire, et que je voulais devenir curé. Et puis, heureusement, j’ai découvert la vie, en commençant à sortir de chez moi, et je me suis intéressé à d’autres choses et à d’autres personnes.
Oui, il y avait des trucs troublants, même si je n’ai rien subi moi-même. Par contre, il était hors de question de remettre en doute la probité et l’honnêteté d’un curé. De même, j’ai quelque peu éludé, par pudeur, les histoires sur l’homosexualité. Mais on jouait au docteur, ça c’est clair…
Non, plutôt un déclencheur. Il a sorti ses premiers tomes avant que je ne raconte cette histoire. Et je me suis dit que si lui osait raconter cela, je ne voyais pas pourquoi je ne ferais pas de même, à ma manière.
Je l’ai relu en vue de la réédition, et il m’a fait rire comme si c’était quelqu’un d’autre qui l’avait écrit. Et puis il faut dire que c’était très transgressif, pour moi en 1981, de dire que je ne croyais plus en Dieu…
Propos échangés avec moi.
Le livre est formidable et il est en vente depuis quelques jours sous une couverture remaquettée par Vincent Solé et Binet.